La place des littératures francophones dans le champ des relations culturelles internationales : la stratégie de l’Institut Français


le 25 mai 2012 à 17h00

Lieu : ENS, salle Weil

Conférence-débat avec Marcella Frisani (CESSP/EHESS) et Paul de Sinéty (Directeur du Département Livre et Promotion des savoirs, Institut Français de Paris).

« La place des littératures francophones dans le champ des relations culturelles internationales : la stratégie de l’Institut Français. »

La position de la littérature de langue française dans les relations culturelles internationales est le résultat à la fois de politiques éditoriales, de politiques culturelles nationales et de stratégies de diplomatie d’influence, lesquelles contribuent à créer les conditions sociales de possibilité à sa circulation.

En examinant le cas particulier des aides à la traduction accordés aux éditeurs britanniques par le Bureau du livre de l’Ambassade de France à Londres et sur la base de données empiriques, une première partie de cette séance, assurée par Marcella Frisani, (doctorante en sociologie au CESSP/ EHESS) fournira des éléments de cadrage sur ces questions. Elle sera suivie d’une deuxième partie consacrée aux stratégies de l’Institut Français visant à accompagner le livre francophone dans les marchés internationaux (Programmes d’Aide à la  Publication et Programme d’Aide à la Cession Nord/Sud), assurée par Paul de Sinéty, Directeur du Département Livre et Promotion des Savoirs au sein de l’Institut Français.

Cela nous mettra en condition de finaliser la discussion autour de trois séries de questions concernant le rapport entre langue et nation (quel français  pour la diplomatie du livre? Désignant quel espace géopolitique? Espace « hexagonal » ? Quelle place y occupent les littératures « beur »? Espace d’une  « langue en partage» avec, entre autres, des pays ex-colonies, comme souvent avancé dans les discours officiels sur la francophonie ? Langue d’expression littéraire choisie par des écrivains non-nationaux définis « cultural migrants »?) ; le rapport entre littérature et culture nationale (les notions de « littérature française » et de « littérature francophone », catégories à géométrie variable, dont la définition n’a rien d’escompté, que désignent-elles ?) ;  le rapport entre langue française et marché international du livre (quelle place pour les littératures des pays francophones « du sud » ? dans quels marchés éditoriaux ces littératures prennent-elles origine, à la destination de quels marchés, pour quels lecteurs, par le biais de quels médiateurs circulent-elles?).

L’attention sur ces aspects-là nous permettra d’engager un débat avec la salle, en nous efforçant de croiser le point de vue d’un acteur des politiques publiques avec celui des chercheurs qui enquêtent sur ces pratiques.
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Publié le 16/05/2012 à 23h04 par Tristan Leperlier

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